Et la pauvre Mion, ne sachant ce que c’est :
« Dieu parle ! Il ne veut pas, dit-elle, que je meure !
Toute ma pauvre vie il faudra que je pleure !
Ah ! maudit ce Noré ! » — Ce nom lui revenant,
La raison de ses pleurs lui revient maintenant !
Et lui semble nouvelle ! et l’étonne elle-même !
Et sa peine en augmente, et c’est ainsi qu’on aime.
Alors, offrant aux vents son foulard déchiré :
« Adieu ! présent maudit ! Souvenir de Noré ! »
Il est en trois morceaux, le beau foulard de soie,