Flic ! floc ! Il est passé, le joli mois de mai !
Le rossignol est loin, dont la voix amoureuse
Excitait aux chansons la rivière pierreuse
Où, chaque avril, renaît le laurier-rose ardent
Que détruit chaque hiver le flot trop abondant.
Ils fleurissent l’été dans de petites îles
Que pressent doucement des filets d’eau tranquilles ;
Maintenant ils sont morts, les lauriers-roses verts
A feuille aiguë et droite, et leurs pieds recouverts
Par l’eau torrentielle et noire de ressence