S’assied, parle et répond, rit de tout et de rien ;

On fait cercle, au-dessous des toiles d’araignées

Comme des bénitiers aux angles rencoignées

Dans l’ombre du moulin sans fenêtre, obscurci

Par l’émanation même du fruit d’ici,

Autour de la grande auge en pierre, dans laquelle

Tourne et tourne à plaisir sur l’olive nouvelle

La haute, lourde meule, au pas du vieux mulet

Qui tire son levier, sous le fouet du valet.

Quand Miette parut au seuil du moulin d’huile,