C’est Noré qui franchit le ruisselet d’un bond !

Elle court ! il la suit sous le taillis profond…

« Ne cours pas ! tu mettras le pied sur quelque épine !

Vas-tu fuir, déchaussée ?… Ah ! je te tiens, — coquine ! »

— « Ma mère ! » Il est déjà trop tard pour refuser,

Et quand elle a senti sa joue et son baiser :

« De sûr, de sûr, dit-elle à lèvres demi-closes,

De sûr tu me plais bien, Noré ; mais que tu l’oses,

Que tu sois revenu, voleur, en te cachant,

Je n’aurais jamais cru cela de toi, méchant ! »