Le cheval à crinière jaune,
Nez écumeux, front de taureau,
C’est le Rhône indompté, le Rhône,
Couleur d’or et de bon terreau !
Il bondit, galope et dévale ;
Et de lui voir les reins si forts,
— Nez au vent, hennit la cavale
Qui venait boire sur ses bords !
Les ardents troupeaux qu’il abreuve,
Les taureaux noirs, les chevaux blancs,