D’avoir bien dit un chant qui dit toute une histoire !
Écrits, les mots sont morts, mais dans le souffle et l’air
Ils ont tout leur esprit, sur les lèvres de chair !
Le beau de leur destin, c’est d’aller par le monde
Calmant, troublant les cœurs comme le vent fait l’onde,
Volant de bouche en bouche, et, portés par la voix,
Tenant sous leur pouvoir tout un peuple à la fois.
Quand le Suffren, par un bon vent, quitta Marseille,
Sur le pont — des poissons sautaient dans leur corbeille,
Congres et loups pêchés par l’équipage à bord,