On boit l’eau de citerne, on a la fièvre, bien.

Avouez cependant qu’on ne vit pas de rien.

Mais Dieu veillait. Il a poussé sur notre plage

Les Saintes dont les os sont l’honneur du village,

Notre seul vrai secours dans la soif et la faim,

Le trésor du pays, notre récolte enfin !

Car pour la fête nos maisons sont des auberges ;

Un seul lit vaut de l’or ; pain et vin, fleurs et cierges,

On vend de tout : c’est la vendange et la moisson !…

Sans ça je vous aurais pour rien dans ma maison. »