Qui vont chercher pour vous la laine et le duvet,
Gens qui rêvez si bien sur un tiède chevet.
Songez que leur lit bouge, et qu’ils n’y restent guère,
Que l’eau, l’air et le feu, leur font la grande guerre,
Et qu’à l’heure où le vent qui se plaint au dehors
Vous fait sentir le prix d’avoir chaud dans vos corps,
Les gabiers, — dans ce vent, — sous la nue ou l’étoile,
En danger de périr, vont serrer une voile !
A cheval, pieds croisés sur la vergue, — ou debout,
Le roulis les secoue en criant, — coup sur coup !