Courbé durant des mois a retourné sa terre,

Il plante, — ayant fini sa tâche solitaire, —

Un bouquet sur un mât au beau milieu du champ.

Moi, mon labeur aussi m’a fait plier l’échine,

Et, tout terreux, le corps bourdonnant de soleil,

Je veux planter, poète au paysan pareil,

Sur mon œuvre achevé le bouquet qui termine.

J’ai fini. J’ai conté l’amour, joie et tourment,

Les saisons qu’un labeur différent accompagne,

Mon pays de clarté, la mer et la campagne,