Pour rester nourricier d’un grand peuple prospère…

Car il est, mon pays, un sol de liberté !

Souvenez-vous qu’on a baptisé Marseillaise,

Cet hymne impétueux, plein de l’âme française,

Que l’Alsace au grand cœur la première a chanté !

Rappelez-vous le bruit d’un bois de pin qui vibre

Et comme le murmure ondule avec le bois !…

Or j’ai dit aux pins verts : « Qu’est-ce que votre voix ? »

— « Un grand souffle, à travers l’âme d’un peuple libre ! »

Et j’ai dit au mistral : « Qu’es-tu ? » — « L’esprit du Nord !