Je reviens du côté de ta brise marine.
Alors, quand près du Rhône, au-dessus d’Avignon,
Tu m’apparais, Provence au sein de vierge mûre,
Me tendant l’olivier d’où sort ton frais murmure,
Je sens mon âme fondre et je redis ton nom !
O terre des lauriers, des myrtes, des cigales,
Quand je m’endormirai, dis, ô pays sacré,
Berceras-tu l’enfant, quand je m’endormirai,
Sous les pins verts, au bruit de tes vagues égales ?
… Promets-le !… — Dans un pan de ta robe de fleurs,