Quand je vivrais cent ans, le plaisir que j’avais !

Si bon, qu’il m’a semblé d’abord que je rêvais !

Et comme il est fier, lui, ce Noré, grand de taille,

Large d’épaules, beau, fort comme un qui travaille !

Ses cheveux sont d’un noir brûlé, comme ses yeux ;

Son teint roux et ses dents si blanches ! — Nul n’est mieux ;

Sa barbe pointe à peine. Il est brave, et plus d’une,

Toutes voudraient l’avoir, certe, — aussi sa fortune !

Car il est riche ; il a de la terre, un grand bien,

Et peut marcher un temps sans aller hors du sien.