… Et pour tenir le van, sur l’aire, au plein soleil,
Tout un jour, c’est connu qu’il n’a pas son pareil !
Il le berce avec grâce, et fait, d’une main sûre,
Chanter dedans — le grain qui tournoie en mesure.
Il est aussi toucheur adroit de tambourin,
Beau chasseur !… » Et Mion pèse ainsi son chagrin,
Et, songeant qu’elle est pauvre : « Aï ! aï ! Sainte madone,
Bonne mère, qui tiens l’Enfant au bras, pardonne !
J’aime déjà Noré !… Comment faire, aï ! hélas !
Sauve-moi, toi qui tiens, mère, l’Enfant au bras ! »