Un coq lointain appela l’aurore.
Renaud voulut sortir alors, pour aller voir son cheval. Et puis, le bissac était vide.
—Au mas d’Icard, dit-il, je trouverai ce qu’il faut.
—Et crois-tu, lui dit-elle, que je veuille ici passer tout le jour comme une oie captive?...
—Est-ce donc fini, dit-il? et vas-tu partir ainsi?
—Revenir peut être une joie, dit-elle, demeurer n’est jamais qu’ennui.
Elle fredonna en langue bohême:
Dieu n’a pas bridé ta cavale, Romichâl!
—Allons, si tu veux, reprit-elle, courir ensemble jusqu’au soir.... Ma maison à moi a des ailes.
—Soit, dit Renaud. Repasse donc la première sur la terre ferme. Nous irons ensemble prendre mon cheval. Le jour sera beau.