Les émigrants étaient dehors au point du jour.

Par des sentiers poudreux, ou des routes fangeuses

Contemplant les sierras lointaines et neigeuses

Et vibrants sous la joie immense du retour.

III

Par les grands steppes nus de la Castille plate,

Ils allaient, sans jamais regarder l’Occident,

Même à l’heure sublime où le soleil ardent

S’y noie, en une mer de pourpre et d’écarlate.

Car ce n’est pas là-bas qu’est la terre Auvergnate,