Enfin, ils vont toucher la côte cantabrique
Et voici les versants pyrénéens français ;
Tout poudreux et tannés par le vent, harassés,
Ils ont, sous leur chapeau, des teints couleur de brique.
Mais un léger zéphir, venu de l’Atlantique,
Leur apporte une odeur de France : c’est assez !
Oubliant la misère et les labeurs passés,
Ils s’enivrent, joyeux, du parfum balsamique.
Et bien que n’étant pas, certes, de très grands clercs,
Ils ont de jolis mots, des mots naïfs et clairs,