Vallée de l’Allier. La Voûte-Chillac.

«Ici, tout honteux, une main sur la face, il me faut dire: Avec votre pardon,—et m’excuser, dans mon amour pour le vrai,—d’user de trop de liberté.

«Près de ce rocher j’en sais un qui est haut de six toises,—et que vous diriez bâti par la main d’un maçon;—moi qui vous parle, un jour, je l’ai pris pour un clocher:—même il n’y manque, ma foi, que la cloche,—la cloche et le sonneur.

II

Une coquette.

«L’arbre et le rocher ne sont pas souvent en guerre;—ils se dressent côte à côte, et sans se faire tort:—ils sont frères; tous deux sont les fils de la terre.—Le rocher sert de tuteur à l’arbre, et, quand il est fort,—l’arbre jusqu’à la mort prête son ombre au rocher.

«J’ai découvert, et pas plus tard que cette année,—dans une châtaigneraie (je vous dirai même l’endroit;—c’est près de Calvinet), un roc lisse et rond,—qu’un vieux châtaignier dans son écorce vermoulue—tient serré contre lui, comme en une étroite accolade.

«L’arbre est décapité et creux; il n’a qu’une grosse branche—qui se tord comme un bras autour de la pierre;—son écorce y adhère, et de telle façon—que ce rocher, diriez-vous, est le fils de la souche.