Car la vie continue là où les hommes firent tant pour la tuer; la vie, dont un historien d’Issoire veut trouver un témoignage dans les capios, des échaudés spéciaux à la ville en vague forme de phallus...

Icy fust... ce poteau pourrait se dresser en bien des points de cette région de l’Allier, de l’Alagnon et des Couzes, que l’on explore commodément d’Issoire.

Ici fut Montaigut-le-Blanc, quelques débris au haut de son roc abrupt, vers Champeix, où naquit le savant Grimoald Monnet, vers Neschers et Verrières à la Roche-Longue, l’un des plus extraordinaires de ces jets de scories qui hérissent les versants du défilé des Couzes.

Ici fut Mercœur (l’un des trois duchés particuliers de l’Auvergne), ses ruines près d’Ardes-sur-Couzes, où s’installe un sanatorium pour deux cents phtisiques, premier établissement de ce genre en France—à mille mètres d’altitude sur le mont Bonmorin, dominant la Limagne, face aux monts du Forez, dans un site digne de la Suisse: établissement modèle, que l’on se propose d’inaugurer en mai 1897, avec toutes les exigences de l’hygiène moderne, et le plus large confort; création d’un caractère philanthropique d’un admirable exemple qu’il faut souhaiter de voir imiter, et qui va porter un coup sensible aux sanatoria étrangers, sans concurrence jusqu’à présent...

Ici fut Léotoing, silhouette énorme encore sur cette base que rongent les eaux de l’Alagnon.

Le Saut-du-Loup.—Au confluent de l’Allier et de l’Alagnon.

Ici fut Nonette, ainsi appelée du viol et de la mort d’une jeune religieuse par Amblard, Comptour d’Apchon.

Ici fut Vodable, où se montrent quelques pierres, les bases des tours, Vodable, chef-lieu du Dauphiné d’Auvergne, où le dauphin accueillait les troubadours Perdigon, Pierre d’Auvergne, Hugues de Peyrols, avec lesquels rivalisaient Claire d’Anduze et dona Castelloza.

Ici fut Busséol: