Le Commissaire.

Monsieur, tout n'est pas fini, j'attends quelqu'un.

Ce quelqu'un entra au moment même: c'étoit mon père. L'homme de loi lui dit: «A qui ai-je l'honneur de parler, Monsieur?»

Le Baron de Faublas.

Monsieur, je suis le baron de Faublas.

Le Commissaire.

En ce cas, Monsieur, j'ai mille excuses à vous faire. Je vous avois fait avertir, parce que ce jeune homme, chargé d'une accusation assez grave, avoit pris votre nom et se disoit votre fils; mais sa déclaration étoit fausse. Je suis fâché qu'on vous ait dérangé.

Le Marquis, au commissaire.

Comment! sa déclaration étoit fausse? Mais ne vous ai-je pas prié, Monsieur, de laisser ce nom de Faublas sur votre procès-verbal? (Tout bas au chevalier.) Vous ne sentez donc pas les conséquences de cela, vous? Si une fois ce commissaire écrit votre véritable nom, il enverra chercher votre véritable père, et cela fera une scène… Priez ce monsieur de Faublas de vous laisser son nom, cela finira tout.

Le Chevalier de Faublas, au marquis.