—Je ne veux pas être responsable d'une chose si grave et que tu me la reproches un jour.

La ferme, les laitages, les œufs étaient loin.

Lorsque Lazare interrogea son frère, Nestor lui tapa sur l'épaule.

—Germaine est une originale, dit-il; c'est son charme. Nous ne la changerons pas. Elle était à sa ferme. Elle avait besoin de vaches. Nous autres, hommes de Bourse, nous n'y comprenons rien. Loute est plus simple, comment dirai-je... moins vive, moins pittoresque. Elle a, d'ailleurs, ses qualités. Je garde Germaine.

Cet épisode eut l'apparence de mettre encore Osiris de la partie. Insinuations, lettres anonymes le faisaient sourire d'un air supérieur comme s'il connaissait un secret grâce auquel Germaine pouvait donner prise aux mauvaises langues, mais à l'avantage de son riche amant.

Ce secret vague participait d'une supériorité de sa maîtresse, de son amour de la nature, de l'élevage des chiens.

Lui demandait-on: «Où est Germaine?» Il répondait: «Je la laisse très libre. Je ne m'en mêle pas.»

Loute était stupéfaite. Manquant d'aisance, de génie, elle trouvait sa sœur très forte.

[VII]

Les choses traînaient toujours comme du linge sale, des boîtes, des peignes dans une chambre d'hôtel. Jacques n'avait pas à souffrir de ce désordre. Il ne le voyait plus. Il ne voyait que par sa maîtresse, laquelle, depuis l'enfance, avait coutume de vivre ainsi.