Le docteur Cébronne, tête nue, entrait dans la galerie, avec Gertrude. A l'attitude des groupes, à leur curiosité manifeste, il comprit que la personnalité de Mlle Deplémont était connue. Il s'irrita des regards curieux jetés sur elle et, bien qu'il eût aperçu des amis, il répondit à quelques saluts de façon à tenir les gens à distance.
M. des Jonchères s'avança vers lui, et Bernard lui tendit la main, en disant gravement:
—Henri, je te présente ma fiancée, Mlle Deplémont. Gertrude, voici M. des Jonchères, mon meilleur ami. Je crois vous avoir déjà parlé de lui.
La jeune fille, trop bouleversée pour prononcer un mot ou rien remarquer, regarda, sans le voir, M. des Jonchères.
—Traversons par ici, dit Cébronne.
Mais, comme Gertrude pressait le pas, il la retint doucement, ne voulant pas avoir l'air de fuir.
Des reporters, venus pour une autre cause, circulaient, affairés, de groupe en groupe, afin d'obtenir des détails. L'un d'eux s'approcha même de Cébronne.
—Docteur, me permettez-vous de passer chez vous, aujourd'hui?
—Qui êtes-vous, monsieur?
—J'appartiens au journal X...