—J'y suis obligé, monsieur... car il paraît que je suis sur le testament. L'enterrement a lieu demain; je partirai dans l'après-midi et resterai le moins longtemps possible.
—Ah! si vous héritez... c'est bien différent? Connaissez-vous le montant de l'héritage?
—Non, monsieur; le notaire me dit seulement que je suis légataire universelle.
—Votre cousin était marchand?
—Non, monsieur; mon cousin Rollant était maçon, et patron depuis de longues années.
—Je vous souhaite un bon héritage.
Il eut d'abord l'idée de la suivre, mais le moyen était dangereux, et non moins dangereuse la pensée d'aller, sur un prétexte, causer avec le fils pour savoir si vraiment sa mère avait quitté Paris.
Après réflexion, il résolut d'attendre patiemment le retour de Sophie Brion et de partir plus tard pour Ménars afin de vérifier si elle avait dit la vérité.
Mais le soir de ce même jour, à sa grande surprise, il reçut la visite du fils Brion, un grand garçon qui se présentait avec assurance, mais dont les manières étaient polies et le visage honnête.
—Pardon, monsieur! je vous dérange?