—Non, monsieur... je n'en connais pas.

—Je cherche une dame et sa fille qui habitent dans ce quartier, et j'ai perdu leur adresse. Je croyais voir l'une d'elles à la messe de six heures.

«Connu!» pensait le bedeau.

—Comment sont-elles, ces dames?

—La jeune fille, qui assiste ordinairement à une messe matinale, est grande, avec les cheveux très noirs, un teint mat et des yeux bleu foncé; peut-être vous a-t-elle questionné sur les habitudes de cette paroisse, car elle y est très nouvellement arrivée.

—Je ne me rappelle pas, monsieur.

—Et vous êtes certain qu'il n'y a pas de chapelle dans un voisinage immédiat?

—Certain! répondit le bedeau, du ton désagréable trop souvent particulier à ce genre d'individus.

M. Cébronne, dont l'attente ne pouvait se prolonger, descendit l'église pour se retirer, mais voyant un jeune abbé auprès d'un confessionnal, il l'accosta et lui expliqua le motif de sa présence à Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux.

—Pour une raison capitale, il faut que je retrouve les personnes que je viens de vous décrire et dont je suis obligé de vous taire le nom. Depuis trois jours, n'avez-vous vu aucune femme leur ressemblant? Aux messes matinales, il y a si peu d'assistants, qu'il est facile de remarquer une nouvelle venue, surtout si elle contraste avec le reste de l'assistance?