—Et le poison?

—Quel poison?

—L'aconitine?

—Je n'ai jamais eu d'aconitine en ma possession, si ce n'est ce que vous avez ordonné à ma mère.

—De l'aconitine était cachée sous des papiers, dans un tiroir de votre commode.

Les yeux dilatés par l'étonnement, elle demeura stupéfaite, pendant que Mme Deplémont l'entourait de ses bras, en s'écriant:

—Mais, que dit le docteur? Gertrude, mon enfant, c'est épouvantable! Ne t'effraie pas, je te défendrai...

—M'effrayer... me défendre... répéta machinalement Gertrude. Calmez-vous! dit-elle, en voyant sa mère éclater en sanglots. C'est une méprise extraordinaire, facile à détruire. Où faut-il aller crier la vérité? demanda-t-elle à Bernard.

—La crier ne suffit pas... il faudra la prouver.

—Quoi! je n'ai jamais menti... je dirai ce qui est, ce sera suffisant.