—Vous croyez? dit-elle timidement. Cette démarche est nécessaire?

—Nécessaire, répondit Cébronne qui, la mort dans l'âme, n'osait ajouter: «Si nécessaire que peut-être ne reviendrez-vous pas ici!...»

—De toute façon, vous serez interrogées, vous et votre mère, comme les parentes et amies de M. de Chantepy.

L'agitation évidente de Mme Deplémont fit comprendre à Gertrude la nécessité de se contraindre.

—Vous avez raison, dit-elle, il faut en finir le plus vite possible. Je vous accompagne, mais, pendant que je me prépare, allez, je vous en prie, voir mon père.

Bernard suivit Mme Deplémont; quand il revint, il était seul et dit à Gertrude prête à partir:

—Il est très mal, en effet! On ne doit pas le laisser seul. Mme Deplémont ne le quittera pas jusqu'à votre retour.

—Je vais leur dire adieu.

Les portes étant restées ouvertes, Cébronne l'entendit parler à sa mère et l'embrasser.

—A bientôt!