Et de deux.
Vous croyez que c'est terminé. Patience, il n'y a encore que deux chapitres de passés.
Une fustigation par chapitre ce n'est point trop. Il est vrai qu'ils sont singulièrement allongés par les scènes intimes qui se passent entre la directrice et le professeur d'anglais. Vous savez, la flagellation, c'est un puissant aphrodisiaque… Demandez plutôt à Mme Tannecuir, ou non lisez les chapitres suivants. Vous y trouverez que le professeur d'anglais ne peut suffire à éteindre les feux de cette extraordinaire directrice qui s'adresse à des personnes de son sexe.
En tout bien, tout honneur; c'est sans témoins: malheureusement, ce satané professeur d'anglais qui est partout et voit tout, s'aperçoit d'un spectacle charmant qui se passe tout près de sa cachette, et est assez peu galant pour troubler ces… ces… comment dirai-je… ces… débats.
Et voilà une scène du plus haut érotisme qui termine l'histoire.
Déjà? Oui, et il y en a dix chapitres!
Il est vrai que je ne vous ai pas donné tous les détails des corrections infligées à Mlle Héloïse de R…, «un joli tendron de dix-sept ans aux cheveux blond cendré, aux doux yeux de gazelle, dont la candeur angélique ne laissait pas soupçonner que la mignonne était la plus indisciplinée des pensionnaires», ni à Rosine de B…, «une belle brune, au teint lilial, de seize ans, la taille parfaite, entre les deux, développée pour son âge»; des charmes! des charmes mystérieux! ni à «la tendre Victoire, blondinette de treize ans qui va recevoir une fessée pour la guérir de sa paresse habituelle», ni à la blonde sous-maîtresse elle-même, «qui prend un grand plaisir à voir donner le fouet».
Je ne vous ai pas parlé non plus de ce qui se passait pendant ces corrections où l'on bandait les yeux aux victimes pendant que le professeur d'anglais et Mme Tannecuir… mais j'allais en dire trop long. Lisez l'ouvrage, il en vaut la peine.
D'ailleurs, cette très véridique histoire est suivie de La discipline au Couvent, à l'abbaye de Thétien 1780-1788. «Extraits des mémoires du R.-P. Chapelain—je copie exactement—de l'abbaye de Thétien, copiés textuellement sur les souvenirs écrits de sa main, trouvés dans son secrétaire après sa mort.
Et ainsi commencent ces extraits: