«Elle avait souffert physiquement et moralement dans les diverses conditions où elle avait passé son existence, fouettée à tout propos chez le boyard, par la gouvernante, les maîtres et les enfants, chez la modiste où on l'avait mise en apprentissage par la maîtresse et par les clients qui venaient se plaindre; à l'Académie impériale de Danse, où la chorégraphie s'enseigne le fouet en main. Et rien n'aide au développement des fesses comme la flagellation continue. On ne lui avait pas ménagé les corrections depuis son enfance…»
La première partie de l'ouvrage est consacrée à l'enfance de Mariska chez un riche boyard. Là, la malheureuse se voit dans l'obligation de passer par toutes les fantaisies des maîtres, des enfants et des invités.
Les verges et le knout tiennent une place honorable dans ce premier volume, où il n'est guère question que de flagellations diverses, infligées aux esclaves.
«La boïarine—c'est Mariska qui parle—décida qu'on me mettrait en apprentissage chez une grande modiste de Moscou, Mme K… pour y apprendre la confection des vêtements de femmes. Ma nouvelle maîtresse avait tous droits sur moi. On lui avait recommandé de ne pas négliger les coups, pour me faire entrer le métier par derrière. C'était le seul moyen de m'encourager à bien faire.»
Et, dans cette seconde partie, des «Mémoires d'une danseuse russe», nous voyons se dérouler des scènes d'atelier, parfois fort intéressantes et non dépourvues d'une note documentaire. Mariska était non seulement fouettée par sa maîtresse, mais elle recevait encore de nombreuses fouaillées de clientes et clients mécontents.
Enfin, le troisième et dernier volume contient les tribulations de Mariska à l'Académie impériale de Danse.
Nous regrettons que le texte vraiment trop épicé ne nous permette de citer quelques passages.