A deux kilomètres de Blois, sur la rive gauche de la Loire, est un petit village dont le nom rappelle aux gourmets de savoureux souvenirs. C’est là que se fabrique la fameuse crème de Saint-Gervais.
Ce n’est pas assurément le culte de cette blanche friandise qui m’a porté à choisir cet endroit pour y fixer ma résidence. C’est à l’Amour sacré de la patrie seulement que je dois d’avoir pour vis-à-vis cette bonne ville de Blois qui m’a donné le jour.
Une promenade, droite comme un I majuscule, relie Saint-Gervais à ma ville natale. Sur l’extrémité de cet I tombe à angle droit un chemin communal longeant notre village et conduisant au Prieuré.
Le Prieuré, c’est mon modeste domaine, que mon ami Dantan jeune a nommé, par extension, l’abbaye de l’Attrape.
Lorsqu’on arrive au Prieuré, on a devant soi:
1º Une grille pour l’entrée des voitures;
2º Une porte sur la gauche, pour le passage des visiteurs;
3º Une boîte, sur la droite, avec ouverture à bascule, pour l’introduction des lettres et des journaux.
La maison d’habitation est située à 400 mètres de cet endroit; une allée large et sinueuse y conduit à travers un petit parc ombragé d’arbres séculaires.
Cette courte description topographique fera comprendre au lecteur la nécessité des procédés électriques que j’ai organisés à mes portes pour remplir automatiquement les fonctions d’un concierge: