Voici une autre preuve de son intelligence.

Une pièce d’or lui est remise dans une petite corbeille par un spectateur, qui lui dit ce qu’il doit prendre sur cette pièce en francs et centimes. Il s’enferme chez lui, et quelque compliqué que soit son compte, il fait son calcul et rapporte en monnaie le reste de la somme.

Enfin une loterie comique est tirée, et c’est encore le pâtissier qui est chargé de la distribution des lots.

Aussi intéressante par sa complication que par la gaîté qu’elle apportait parmi les spectateurs, cette pièce était la mieux goûtée de mes expériences et terminait toujours brillamment ma séance.

Le pâtissier du Palais-Royal a été représenté pour la première fois à l’ouverture de mon théâtre.

DIAVOLO ANTONIO,

Le Voltigeur au Trapèze.

J’avais donné à cet automate le nom de Diavolo Antonio, célèbre acrobate, dont j’avais cherché à imiter les périlleux exercices. Seulement l’original était un homme, et la copie n’avait que la taille et les traits d’un enfant.

J’apportais mon jeune artiste de bois entre mes bras, comme je l’eusse fait pour un être vivant, je le posais sur le bâton d’un trapèze, et là je lui adressais quelques questions auxquelles il répondait par des signes de tête.