LIVRE PREMIER.
ÎLES DE LA MER DES INDES.
- [CHAPITRE XI.]—Voyages et Aventures de Mendez-Pinto, Portugais.
- [CHAP. XII.]—Naufrage de Guillaume Bontekoë, capitaine hollandais.
LIVRE II.
CONTINENT DE L'INDE.
- [CHAPITRE PREMIER.]—Côte de Malabar.
- [CHAP. II.]—Surate.
- [CHAP. III.]—Goa.
- [CHAP. IV.]—Golconde.
- [CHAP. V.]—Établissemens français de la côte de Coromandel.
FIN DE LA TABLE.
[1]: Ce mélange continuel de piété et de vengeance, de brigandage et de dévotion, est un caractère trop singulier pour échapper aux lecteurs; et c'est partout dans cette histoire celui des Espagnols et des Portugais.
[2]: Pinto confesse que, depuis Adam, on n'avait pas vu d'armée semblable. «Il y avait, dit-il, vingt-sept rois qui, tous ensemble, menaient dix-huit cent mille hommes, dont six cent mille étaient de cheval, avec un prodigieux nombre de rhinocéros qui tiraient les chariots du bagage. Quant aux douze cent mille hommes de pied, on les tenait arrivés par mer en dix-sept mille vaisseaux.» On peut soupçonner quelque exagération dans ce récit; mais au fond rien n'est mieux prouvé, du temps immémorial, que le prodigieux nombre de combattans qui ont toujours composé les armées d'Orient. Observez que le récit de Pinto est antérieur à la conquête de la Chine par les Tartares.
[3]: On sent ici plus que jamais le ridicule abus de ce nom de roi donné au chef de quelques misérables pêcheurs d'une petite île des Malais, qui se trouvait trop heureux de se faire l'esclave d'un malheureux corsaire européen, dépouillé lui-même et manquant de tout.