[26: Épître à Son Excellence M. l'abbé comte de Bernis, ambassadeur auprès de Leurs Majestés Impériales, sur la conduite respective de la France et de l'Angleterre, par M. Marmontel. Paris, Cl. Hérissant, 1756, in-8°, 1 f. et 18 p.
«Il y a beaucoup de beaux vers dans cet ouvrage, écrit le duc de Luynes (17 septembre 1756). La conduite des Anglois y est bien dépeinte. On a remarqué que l'auteur auroit pu parler de M. de La Galissonnière.»]
[27: Le texte de ce manifeste avait été rédigé par le comte de Hertzberg, ministre d'État de Frédéric II. Il a été réimprimé dans le tome Ier du Recueil des déductions, manifestes, déclarations, traités et autres actes et écrits publics qui ont été rédigés et publiés pour la cour de Prusse, par ce même ministre (Berlin, 1790, 3 vol. in-8). Il y porte le titre suivant: Mémoire raisonné sur la conduite des cours de Vienne et de Saxe et sur leurs desseins dangereux contre Sa Majesté le roi de Prusse, avec les pièces originales et justificatives qui en fournissoient les preuves (Berlin, 1756). Selon une note de l'éditeur, Frédéric aurait ajouté de sa main sur le titre le mot raisonné.]
[28: Malgré les plus diligentes recherches, il n'a pas été possible de retrouver le titre exact de ce mémorandum qui manque aux archives des Affaires étrangères et dont aucun autre contemporain n'a parlé. Il n'est pas trace non plus de la date d'impression dans les papiers de la Direction de la librairie, appartenant aujourd'hui à la Bibliothèque nationale.]
[29: Armand Baschet, en citant ce passage (Histoire du dépôt des archives des Affaires étrangères, p. 308), a fait observer que, durant son court passage au ministère, Bernis eut à se débattre au milieu des conjonctures les plus graves, et qui suffiraient à excuser l'indifférence dont se plaint Marmontel.]
[30: La réplique est citée en termes presque identiques dans la Correspondance littéraire de Grimm (éd. Garnier frères, tome VI, p. 64) et dans un des passages les plus connus des Mémoires de Mme d'Épinay, le récit, authentique ou supposé, de son second souper chez Mlle Quinault (1re partie, chap. VIII); là, les interlocuteurs sont Rousseau et un médecin désigné sous ce sobriquet d'Akakia que les plaisanteries de Voltaire sur Maupertuis avaient mis à la mode. Que faut-il en conclure? Non pas que le mot de Malouin a été inventé, mais que Marmontel, comme Mme d'Épinay, a cédé au plaisir de conserver une repartie qu'ils n'avaient peut-être entendue ni l'un ni l'autre.]
[31: Charles-Antoine Le Clerc de La Bruère, né à Crépy-en-Valois en 1714, mort à Rome en 1754, secrétaire du duc de Nivernais, ambassadeur de France, qui l'avait, en raison de son humeur, surnommé Malagrazia, disgracieux. (Lucien Perey, Un petit-neveu de Mazarin, C. Lévy, 1890, in-8.)]
[32: À cause de son roman satirique et allégorique: les Amours de Zéokinizul (Louis XV), roi des Kofirans (François), 1740; souvent réimprimé au siècle dernier.]
[33: Le brevet en faveur de Louis de Boissy, daté du 12 octobre 1754, est transcrit dans les registres du secrétariat de la Maison du roi (Archives nationales, Oi 98, folios 314-317), et renferme la liste des pensions que le titulaire devait servir à partir du 1er janvier 1755, savoir: 2,000 livres à Cahusac, auquel elles étaient accordées depuis 1744 «en considération de ses services et de ses travaux littéraires»; 2,000 livres à l'abbé Raynal, «chargé de la composition du Mercure depuis plusieurs années et qui a perfectionné cet ouvrage par son attention et son travail»; 2,000 livres à M. de Lironcourt, «ci-devant consul de France au Caire, et que S. M., satisfaite de ses services, a nommé au consulat de Lisbonne»; 2,000 livres à Ph. Bridard de La Garde; 1,200 livres à Piron; 1,200 livres à Marmontel; 1,200 livres à Séran de La Tour; 1,200 livres au chevalier de La Négerie, frère de feu M. de La Bruère. Faut-il supposer, comme Marmontel le dit quelques lignes plus bas, qu'il avait été oublié dans une première distribution et que son nom fut rajouté à la liste définitive?]
[34: Le texte du brevet délivré à Marmontel, le 27 avril 1758, figure, comme celui de L. de Boissy, dans les registres du secrétariat de la Maison du roi (Oi 102, folios 231-235). Les pensions de Cahusac, de Raynal, de Bridard de La Garde, de Séran de La Tour et de La Négerie, y sont maintenues au même taux, mais celle de Piron est portée à 1,800 livres, et celle de M. de Lironcourt avait été attribuée, par un brevet du 19 mai 1755, à Mlle de Lussan. Marmontel avait en outre à servir 2,400 livres à la veuve de Boissy et à son fils, 2,000 livres à Crébillon père, 2,000 livres à Gresset, 1,500 livres à Saint-Foix et 1,200 livres à Saint-Germain. Le 30 juillet suivant, sur la pension de Mlle de Lussan qui venait de mourir, deux autres brevets de 200 et de 800 livres furent attribués à l'abbé Guiroy «pour récompenser le zèle qu'il a fait paraître dans différents ouvrages littéraires», restés aussi inconnus que l'auteur à tous les bibliographes.]