et li disent: «Ciertes, sire, la besongne nous samble
estre si grosse, et de si haute entrepresure, que
nous ne nos en oserions cargier ne finablement consillier.
Mais, chiers sires, nous vous consilleriens, se
il vous plaisoit, que vous envoiissiés souffissans messages,5
bien infourmés de vostre intention, à ce gentil
conte de Haynau, cui fille vous avés, et à monsigneur
Jehan, son frère, qui si vassaument vous a
servi, en priant en amisté que sur che il vous voellent
consillier, car mieulz sèvent que à tel afaire affiert 10