P. [74], l. 14: de Kent.—Ms. d'Amiens: ses oncles. Fo 11 vo.
P. [74], l. 19: marier.—Ms. B 6: Sy regardèrent où, et dirent adonc entr'eulx que on ne le povoit mieulx assener ne marier que à l'une des filles de che vaillant et honnouré prinche, le conte Guillame de Haynau qui sy grant amour et courtoisie avoit fait à la royne d'Engleterre et à son filz, et que aydiet luy avoit, quant tout le monde luy avoit failly, et envoiet son frère et ses gens pour luy aydier à reconquerre son pais, ou aultrement il estoit perdus. Chel avis et consauls fu tenus, et fut demandet au jone roy quelle chose il en diroit. Ilz respondy que il n'y sentoit que tout bien, et que plus vollentiers le prenderoit yl que aultre part. Et lors luy fu demandé à laquelle il avoit mieus son plaisir, car le conte de Haynau avoit trois filles à marier. Et le roy respondy: «à la plus jouène, exsepté unne, qui s'apelle Phelippe,» car celle luy avoit toudis moustré plus d'amour que nulle des aultres, du tamps que il fut en Haynau. Fos 41 et 42.
P. [74], l. 19: un evesque.—Ms. d'Amiens: l'evesque de Nordvich. Fo 11 vo.—Ms. B 6: deus evesques et ung conte et six chevaliers. Fo 42.
P. [74], l. 25: filles.—Ms. et Amiens: madammoiselle Phelippe sa fille. Fo 11 vo.
P. [74], l. 27: lui.—Ms. B 6: Adonc passèrent l'ambassade la mer à Wisant, où le passaige estoit lors tout commun. Fo 43.—Ms. d'Amiens: Chil messagier de par le roy, ensi que je vous di, vinrent à Vallenchiennes en grant arroy, et trouvèrent monseigneur Jehan de Haynnau à son hostel de Biaumont; et se traissent premierement deviers lui, et li disent tout ce dont chargiet estoient: «Chiers sirez, nous sommes chy envoiiet de par nostre seigneur le jouène roy d'Engleterre et madamme se mère et tout son consseil de delà. Et vous priient que vous voeilliéz adrechier à ceste besoingne et estre dallés nous, et priier à monseigneur le comte vostre frère que il voeille acorder en cause de mariaige madammoiselle Phelippe sa fille, car il l'aroit plus chier que nul autre, tant pour l'amour de vous que dou noble sancq dont elle est extraite.» Fo 11 vo.
P. [74], l. 29: faire.—Ms. B 6: Le gentil chevalier respondy que vollentiers il y seroit pour yauls, et que che n'estoit mie petite chose de sa nièche, car sa seur ly mainsnée auroit à mari le roy d'Allemaigne qui jà tiroit à estre empereur de Romme. Fo 43.
P. [74], l. 31: frère.—Ms. B 6: le conte qui estoit en la ville de Valenciennes où adonc il se tenoit. Fo 43.
P. [74] et 75: rechut—Ms. B 6: grandement, car bien le savoit faire, mieulx que nul prinche. Fo 43.
P. [75], l. 16: deus de leurs chevaliers.—Ms. B 6: quatre chevaliers. Fo 44.
P. [75], l. 17: Saint Père.—Ms. B 6: pape Jehan. Fo 44.