P. [172], l. 2: à Guise.—Ms. B 6: Et s'en revinrent à Guise. et là trouvèrent il monseigneur Jehan de Haynau et le seigneur de Fauquemont à tout ses gens. Et alors se combatoient à aulcuns Franchois qui gardoient le pont et la rivière de par monseigneur Charles de Blois à qui la ville estoit: si ques, quant ces Englès vinrent de l'autre costé, les François se retrairent ou castel. Et passèrent adonc l'evesques de Lincolle et leur route au pont. Fos 114 et 115.
P. [172], l. 4: sa fille.—Ms. B 6: qui seur estoit à messire Jehan de Haynau, qui là estoit present. Fo 115.
P. [172], l. 13: Femi.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18 à 39, et ms. B 6: Farvaques. Fo 43.—Mss. A 8 et 9, 15 à 17: Femy. Fo 41.
P. [172], l. 15: d'Alemans.—Ms. de Rome: Une route d'Alemans, desquels li sires de Fauquemont estoit chiés et conduisiries, chevauchièrent devant hors de l'avant garde, car il ne trouvoient nului qui lor contredesist lor cemin; et vinrent sus un vilage que on apelle Irçon, et le pillièrent et ardirent, et puis Bonwes. Et chevauchièrent oultre jusques au Louvion en Tierasse, car on lor avoit dit que il i avoit un gros village et rice, liquels estoit hiretages au conte de Blois. Qant il furent venu jusques à là, il ne trouvèrent à qui parler, car toutes gens estoient retrait en la haie dou Louvion et avoient là mené à sauveté, et copé et haiiet le bois de tel manière que on ne pooit venir à euls fors à grant malaise; mais quoi que il se fuissent ensi fortefiiet, pour ce ne se abstinrent pas les Alemans que il ne les alaissent veoir, ensi que gens convoiteus qui sont tous jours enclin au gaegnier.
Messires Ernouls de Baquehem et sa route avoient chevauchiet d'un aultre lés. Si trouvèrent le signeur de Fauquemont et ses gens en la ville dou Louvion qui mengoient et buvoient, car des vins et des pourveances il avoient trouvé assés; si ques par acord il dissent que il iroient ens ou bois, et escarmuceroient cheuls qui i estoient retrait, et lor torroient ce que il i avoient porté. Tant fissent que il trouvèrent le trace et vinrent jusques à euls; et costiièrent tant le bois haiiet et abatu, que il trouvèrent la voie par quoi il vinrent à euls. Qant il furent là venu, il asallirent ces honmes dou Louvion qui se missent à desfense tant que il porent, mais plenté ne fu ce pas. Si en i ot biau cop de navrés et de bleciés, et s'enfuirent et s'espardirent parmi le bois, li uns chà et li aultres là. Chil Alemant ne les poursievirent point plenté, mais prisent et toursèrent tout ce de bon que dou lour il trouvèrent; et retournèrent arrière et poursievirent l'oost le roi d'Engleterre qui estoit logiés à la Flamengrie. Fo 49 vo.
P. [172], l. 29: quarante.—Mss. A 11 à 14: quarante quatre. Fo 43.
P. [173], l. 4: le Flamengrie.—Ms. d'Amiens: à le Chapelle en Tierasse et à le Flamengherie. Fo 34 vo.—Ms. de Valenciennes: à le Cappelle et à le Flamengerie en Teraice. Fo 76 vo.
P. [173], l. 5: quarante mille.—Mss. A 11 à 14: quarante quatre mille. Fo 43.
§ 83. P. [173], l. 12: effort.—Ms. de Rome: et avoit plus de cent mille hommes. Fo 49 vo.
P. [173], l. 18: deus liewes.—Ms. d'Amiens: deux petitez lieuwez. Fo 34 vo.