[244] C'est par erreur que Froissart appelle Béraud le comte dauphin d'Auvergne, qui prit part à l'expédition de Bouvines; Béraud Ier ne succéda à Jean, dit Dauphinet, son père, qu'en 1351. «Jean, comte de Clermont, dalphin d'Auvergne, pour li escuier banneret, 7 bach., 1 esc. bann., 56 esc.—Pour l'accroissement des gages du dit comte qui le 11 jour de juillet fut fait chevalier, de Beraut de Marqueil (Mercœur), esc. bann. fait chevalier le 27 d'aoust.» De Camps, 83, fo 351.

[245] 6 écuyers bannerets de langue d'oc furent faits chevaliers, 32 écuyers aussi de langue d'oc furent faits chevaliers nouveaux «devant Saint-Omer le 25 juillet.» De Camps, 83, fo 343. Nous aurions ainsi une date précise si nous étions certains que l'engagement devant Saint-Omer qui donna lieu à cette promotion de chevaliers est le même que celui dont parle Froissart.

Au milieu de la nuit qui suit ce désastre, tous les Flamands campés dans la vallée de Cassel se réveillent comme pris de panique, se lèvent en toute hâte et après avoir plié bagages, reprennent le chemin de leur pays, malgré les représentations de Henri de Flandre et de Robert d'Artois, qui vont rejoindre Édouard III et l'armée anglo-allemande devant Tournay. P. 78, 79, 255, 256.

Dans une dépêche d'Édouard III datée de Bruges le 9 juillet et adressée au prochain Parlement qui doit se réunir à Westminster, le roi d'Angleterre annonce qu'il se dispose à aller bientôt (aux environs de la Madeleine, le 22 juillet) assiéger Tournay avec la plus grande partie de ses forces «où il y auera cent mill homes de Flaundres armez; et mounseur Robert d'Artoys vers Seint Omer od cynquante mill, outre touz nos alliez et lour poair.» Dès le 26 juillet, Édouard III était campé «à Chyn (auj. hameau de Ramegnies-Chin, Belgique, à 6 kil. de Tournay), sur les champs de lez Tournay.» Rymer, Fœdera, vol. II, p. 1130 et 1131. Les Flamands de Robert d'Artois durent arriver à peu près en même temps devant Saint-Omer; la date de leur défaite le 25 juillet est donc très-probable.

[246] Belgique, prov. Hainaut, arr. et c. Tournay, à 7 kil. de cette ville.

[247] Parmi les chevaliers bacheliers qui servirent ès parties de Thiérache sous Gautier duc d'Athènes en vertu de lettres du 6 septembre 1339 figure: «Loys d'Aigimont, 1 bachelier, 8 escuiers.» De Camps, 83, fo 305 vo.

La trêve fut en effet signée dans l'église d'Esplechin le lundi 25 septembre 1340. Les négociateurs furent de la part du roi de France: Jean roi de Bohême et comte de Luxembourg, Adolphe évêque de Liége, Raoul duc de Lorraine, Amé comte de Savoie, Jean comte d'Armagnac;—de la part du roi d'Angleterre: le duc de Brabant, le duc de Gueldre, le marquis de Juliers, le comte de Hainaut et Jean de Hainaut sire de Beaumont. Rymer, Fœdera, vol. II, p. 1135.

[248] Le 27 septembre 1340, congé général fut donné aux gens d'armes de l'host de Bouvines «excepté à aucuns qui en garnison demeurèrent à Tournay, le siége des ennemis estant devant la ville, lesquels ont pris gages jusques au 1er octobre 1340 par grace du roi.» De Camps, 83, fo 350.

Le 13 octobre 1340, Philippe de Valois était à l'abbaye de Moncel (auj. hameau de Pont-Point, Oise, arr. Senlis, c. Pont-Sainte-Maxence), ainsi que l'atteste une charte où il accorde aux religieuses, abbesse et couvent du dit lieu «le droit de prendre annuellement vint milliers de fagos en la vente ou ès ventes d'aucun ou d'aucuns marcheans de la forest de Halate.» Arch. de l'Empire, Sect. hist., JJ73, p. 157, fo 129 vo.

[249] Cf. Jean le Bel, chap. XLVI, t. I, p. 225 à 236.