P. [29], l. 22: à plus de quatre mille.—Ms. B 6: Et quant il furent tous ensamble en la cité d’Angiers et du Mans et là environ, il furent bien dix mille hommes d’armes et dix mille arbalestriers, tous Geneuois, et vingt mille bediaux. Fº 231.
P. [29], l. 28: li contes de Blois.—Ms. A 8: le conte de Valoys. Fº 98 vº.
P. [30], l. 1: Pontieu.—Mss. A 20 à 29: Poitou. Fº 159.
P. [30], l. 2: Crain.—Mss. A 1 à 6: Cron. Fº 107 vº.
P. [30], l. 3: Fiennes.—Mss. A 23 à 33: Fresnes. Fº 164 vº.
P. [31], l. 6: fourbours.—Les mss. A 20 à 22 ajoutent: Sy grant nombre estoient ilz là venus. Fº 159 vº.
§ 200. P. [31], l. 7: Entrues que.—Ms. d’Amiens: Entroes que li dus de Normendie estoit sejournanz en Nantes, fissent li seigneur d’Engleterre, qui seoient devant Rennes, ung assaut très grant et très bien ordonné; et avoient ung grant tamps devant abilliet aournemens et instrumens pour assaillir. Et dura li assaux ung jour tout entier; mais nient n’y fissent, ainschois y perdirent des leurs, dont il y eut des mors et des blechiés; car il y avoit dedens bonnes gens d’armes, et par especial ung grant baron de Bretaingne, seigneur d’Ansenis, et Ievain Charuiel et Betran de Claiekin, qui pour le temps estoit moult jones. Chil ensongnièrent si vaillamment avoecq l’evesque de le ditte cité, que il n’y eurent point de dammaige. Si se tinrent là toudis li Englèz en bon couvenant, et gastoient et essilloient et ranchonnoient tout le pays d’environ.
Adonc se parti li dus de Normendie, et eut consseil que il s’en venroit à Vennes et en leveroit le siège ou par bataille ou autrement. Si s’aroutèrent gens d’armes et chevaucièrent en bon aroy et en grant couvenant, quant il furent parti de Nantes; et se moustroient premierement li marescal tout devant, c’estoient messires Joffroy de Charni et li sires de Castiel Villain, et avoient en leur routte bien cinq cens lanches. Et s’esploita tant li os au dit duc de Normendie qu’il vinrent assez priès de Vennes, là où li roys englès estoit logiés. Si se logièrent erranment li François, tout contreval ung biau prés, grans et amples, et tendirent tentes, trés et pavillons et touttes manières de logeis. Et fissent faire li Franchois biaux fossés et grans autour de leur ost, affin que on ne leur pewist porter contraire. Si chevauçoient à le fois leur marescal et messires Robiers de Biaumanoir, marescal à ce tamps de Bretaingne, et alloient souvent escarmuchier l’ost des Englès, et li Englès ossi sur yaus. Quant li roys Edouwars vit venut contre lui le duc de Normendie et se puissance, si remanda le comte de Sallebrin, le comte de Pennebrucq et les autres seigneurs [bretons] et englès qui se tenoient à siège devant le chité de Rennes, par quoy il fuissent plus fort et mieux ensamble, se combattre les couvenoit. Si pooient estre li Englès et li Breton de Montfort environ deux mil et cinq cens hommez d’armes et six mil archiers et quatre mil hommes de piet. Li Franchois estoient quattre tamps de gens et tout de bonne estoffe. Fº 79.
—Ms. de Rome: Les nouvelles vinrent devant Nantes as chevaliers d’Engleterre qui là tenoient le siège, que trop grant poissance de France venoit sus euls et ou pais. Si orent consel de deslogier et retraire viers Vennes, et se deslogièrent et laissièrent Nantes en cel estat. Et ensi fissent chil qui seoient devant la chité de Rennes, et se retraissent tout devant Vennes, et se missent ensamble en fortefiiant lor hoost. Et pooient estre Englois et Bretons de une aliance quatre mille honmes d’armes et noef mille archiers, et estoient tout conforté d’atendre la bataille et de combatre as François. Et aussi li François, à ce que renonmée couroit, et que on en veoit les apparans, ne demandoient aultre cose. Tant esploitièrent les hoos au duc de Normendie que il vinrent en la marce de Nantes. Mesires Carles de Blois, qui s’escripsoit et nonmoit dus de Bretagne, et en portoit en ses armoieries les plainnes armes, issi hors de Nantes à bien quatre cens lances, messires Lois d’Espagne son cousin en sa compagnie, et s’en vint à l’encontre de son oncle le conte d’Alençon et dou duc de Normendie et de son frère le conte Lois de Blois et contre tous les signeurs. Et les conjoi et requella l’un apriès l’aultre moult liement, et les remercia dou service que il li faisoient. Et en mena une grant partie des chiés des signeurs logier en la chité de Nantes et euls rafresqir; et furent là quatre jours. Au cinquime il s’en departirent et se missent tout au cemin, pour venir viers la chité de Vennes. De Nantes jusques à là puet avoir vingt lieues. Il i missent siis jours au venir, et s’en vinrent li François, à toute la poissance de laquelle vous oés parler, logier sus uns biaus plains à l’encontre de l’host le roi d’Engleterre. Fº 93 vº.
P. [31], l. 17: dou Pont.—Mss. A 16 à 17: de Vieilzpont. Fº 109 vº.