P. [56], l. 7: Laliene.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18, 19, 30 à 33: la Lieve. Fº 114 vº.—Mss. A 23 à 29: la Liene. Fº 132 vº.—Ms. A 8: la Keue. Fº 104 vº.—Mss. A 15 à 17: la Kene. Fº 116.—Mss. A 20 à 22: la Lune. Fº 168.

P. [56], l. 10: Prudaire.—Le ms. B 6 ajoute: que quarante Gascon gardoient. Fº 246.

P. [56], l. 14: pourveue.—Ms. B 6: Et cuidoient les bourgois de la ville y estre conforté du conte de Laille leur seigneur, mais non furent, car il estoit retrais en la cité de Toulouze et laissoit les Englès tenir les camps. Quant il virent che, il se rançonnèrent à dix mille escus, et en eulrent bon ostaige qui furent envoiés à Bourdieaulx, et ne devoient dedens deux ans point grever ne empeschier ne faire guerre as Englès. Et parmy tant il demorèrent en l’obeisance de leur seigneur et en pais. Fº 247.

P. [56], l. 20: Montagrée.—Mss. A 23 à 29: Montaglée. Fº 133. Voir aussi le [Supplément aux variantes] (note de transcription)

P. [56], l. 24: Lille.—Mss. A 7, 18, 19: Laille. Fº 109.—Mss. A 20 à 22: Laigle. Fº 168 vº.

P. [56], l. 25: Ernaulz.—Mss. A 8, 15 à 17: Arnoul. Fº 104 vº.

P. [56], l. 26: chapitainne.—Le ms. B 6 ajoute: à cent combatans. Fº 247.

P. [58], l. 1: le ville de Lille.—Le ms. B 6 ajoute: Et y laissa le conte Derby en garnison le seigneur de Montferant en Gascongne à deux cens compaignons de guerre. Fº 248.

§ 215. P. [58], l. 4: Apriès le conquès.—Ms. d’Amiens: Apriès ce que la ville de Laille en Gascoingne se fu rendue, chevaucha li comtes Derbi et toutte sen host, et s’en vinrent deviers Sebilach. Quant il furent là venu, et chil de Sebilach, qui estoient monté sus leurs murs et sus leurs gharittes pour deffendre leur ville, virent ces bannierrez et ces pignons des seigneurs d’Engleterre aprochier, il furent si effraet que il ne se quidièrent jà assés à temps estre rendut; et rechurent le comte Derbi comme à seigneur, et li jurèrent feaulté et hoummaige. Et y laissa li dis comtez, quant il s’en parti, le seigneur de Ferrierrez pour gouvreneur et cappittainne. Depuis cevauchièrent jusques à Bonival, où li viscomtez de Bruniqiel se tenoit à bien cent Gascons. Si environnèrent le ville et le coummenchièrent à assaillir fortement, et chil de dedens à yaux deffendre, et furent là par troix jours ainschois que il le pewissent avoir. Au quatrimme jour, elle se rendi par tretiet que li viscomtez s’en parti, et touttez les gens d’armes qui là estoient, et emportèrent tout le leur sans nul dammaige. Et fissent li homme de le ville feaulté au comte Derbi et li jurèrent que, de ce jour en avant, il seroient bon Englès et loyal. Li comtez y ordonna ung cappittaine: ce fu monseigneur Jehan de Mortela, hardi homme durement. Enssi chevauchoit li comtez Derbi, conquerant et gaegnant villez et castiaux, et ne trouvoit homme ne signeur qui li veast lez chans.

Apriès ce que li castiaux de Bonival se fu rendus, li comtez Derbi chevaucha deviers le bone chité de Pieregorth, tout ardant et exillant le plat pays. Or estoit dedens ceste chité li comtez de Pieregorth meysmez et messires Rogiers, sez oncles, et li sirez de Dura, ses serourgez; et estoient bien là dedens six vingt hommez d’armes, chevaliers et escuierz, en grant fuisson d’autres gens. Quant li comtes Derbi et se routte parfurent venu devant Pieregorth, si l’avisèrent et imaginèrent coumment ne par quelle voie il le poroient assaillir. Si le virent forte durement et bien fremmée, et entendirent ossi que elle estoit bien pourveue de bonne gent d’armez. Si n’eurent point consseil de l’assaillir, et s’en partirent asséz briefment, et s’en vinrent ce soir logier à deux lieuwes priès sus une petitte rivierre; et tenoient le chemin pour venir au castiel de Pelleagrue, dont messires Bertrans des Prés estoit cappittainne. Or avint que li comtez de Pieregorth, messires Rogiers, ses frères, et messires Rogiers, leurs oncles, et li sirez de Duras, qui là estoient, entendirent où li Englès estoient logiet. Si s’armèrent et montèrent as chevaux environ deux cens, et se partirent dou soir; et vinrent environ mienuit au logeis des Englèz, et se ferirent dedens. Si en ochirent et mehaignièrent grant fuisson et missent à grant meschief aucuns, ainschois que li hos fuist estourmis. Et chevaucièrent adonc chil seigneur de Gascoingne si avant que il vinrent au logeis le comte de Kenfort, et le trouvèrent qu’il s’armoit: si fu assaillis vistement et pris par force, et ne say trois ou quatre chevaliers de son hostel. Puis se retraissent li Gascon sagement [deviers] le chemin de Pieregorth, et li Englès les enchauchièrent vistement; et y eut devant les barrières de le chité une très grande escarmuche et dure et maint homme reverssé. Touttezfois, il rentrèrent ens sans grant dammaige, et demorèrent leur prisonniers deviers yaux. Et retournèrent li Englès, li comtez de Pennebrucq, messires Gautiers de Mauni et li sirez de Stanfort, qui lez Gascons avoient poursuiwis et reboutéz. Si estoient durement courouchiet dou comte de Kenfort qu’il avoient perdu, mais amender ne le peurent tant c’à celle foix. Fº 82.