P. [60], l. 22: Auberoce.—Mss. A 1 à 6: Auberoute. Fº 115 vº.—Mss. A 11 à 14: Auberouce. Fº 110 vº.—Mss. A 23 à 29: Auberouche. Fº 134.
P. [60], l. 23: l’archevesquié.—Mss. A 1 à 6, 8, 15 à 19: l’arcevesque. Fº 116.
P. [60], l. 24: devant Auberoce.—Ms. B 6: uns des biau[x] chastieau[x] de toute la marche. Cheulx d’Auberoche n’estoient point trop bien prouveus d’artillerie ne de gens de guerre. Et en estoit chastelain ung escuier, simple homme et qui mal congnisoit les armes. Sy fut sy effraés de la venue du conte Derby, pour tant qu’il entendy que tout le pais se rendoit à luy, que il n’osa nul assault atendre. Et envoia ung hirault devers le conte Derby pour traitier. Et dist le hirau que le capitaine renderoit vollentiers le chastel, mais que on le laissa[st] partir en pais et toutes ses gens, qui partir voldroit.
Le conte ot grant joie de ces nouvelles, et dist qu’il s’en consilleroit, et que il en renderoit response quant il seroit devant la plache. Et tout che disoit par couvreture, car bien savoit que elle estoit moult forte: sy chevaucha devant la plache à tout son ost. Et quant il vint devant Auberoche, encores fut ly chastelain moult esbahis et plus que devant, quant il vit tant de gens d’armes. Adonc vint à la barière, car le conte le fist apeler; et là offry le dit chastelain de rendre le chastiel, sauve sa vie et ses biens. Le conte lui dist, pour che que il parloit sy biel, que il luy feroit grache et que vollentiers il le lairoit partir et cheulx qui partir volroient, mais riens du leur n’enporteroient.
Elas! le chastelain n’avoit cuer comment il partesist, mais qu’il fust hors des mains des Englès; sy s’acorda à che que le conte volloit, et se party d’Auberoche, et delivra les clefs et la fortresche au conte Derby. Et puis s’en ala le capitaine à Toulouse, devers le conte de Laille, à qui il conta ces nouvelles. Alors le conte fu sy courouchiés, quant il sceut que les Englès avoient Auberoche, que il fist prendre l’escuier et jetter en la rivière et le noiier. Che fu son paiement qu’il en eult, et à bonne cause; car à pau de fait il rendy une trop bonne fortresse, et qui depuis cousta trop grandement as Franchois et à ceulx du pays. Fos 249 et 250.
P. [61], l. 10: en garnison.—Ms. B 6: soixante hommes d’armes et cent archiés. Fº 251.
P. [61], l. 13: Liebrone.—Mss. A 11 à 14, 23 à 33: Liebronne. Fº 110 vº.—Mss. A 15 à 19: Libourne. Fº 117 vº.—Mss. A 20 à 22: Libroie. Fº 170.—Ms. A 8: Kebrone. Fº 105 vº.
P. [61], l. 21: voir [Sup. var.] (n. d. t.)
P. [61], l. 27: Liebrone.—Ms. B 6: et conquist che voiage plus de soixante bonnes villes frumées et bon chastieau[x]. Fº 252.
P. [61], l. 30: Richart.—Mss. A 11 à 14: Robert. Fº 111.