P. [188], l. 8 et 9: nuitie.—Mss. A 7, 20 à 22: journée. Fº 143.—Mss. A 1 à 6, 18, 19: nuittiée, nuittée. Fº 150 vº.—Mss. A 8, 9, 15 à 17: nuitée. Fº 135.
P. [188], l. 13: Ensi.—Les mss. A 1 à 6, 11 à 14 ajoutent: baillant et rendant graces à Dieu. Fº 150 vº.
P. [188], l. 14 et 15: ne voloit.... fesist.—Mss. A 20 à 22: ne le vouloit mye. Fº 215 vº.
P. [188], l. 15: que nulz s’en fesist.—Mss. A 1 à 6, 8, 9, 11 à 14, 18, 19: que aucun fouist. Fº 150 vº.
P. [188], l. 24: les communautés.—Ms. B 6: de Rains, de Roan, de Paris, de Chalon, d’Amiens, d’Arras et des chités et bonnes villes de France. Fº 336.
P. [188], l. 27: à male estrine.—Mss. A 1 à 9, 15 à 19: male estraine. Fº 150 vº.—Mss. A 20 à 22: male espine pour eulx en leur chemin, c’est assavoir ces Anglois. Fº 216.
P. [189], l. 3: sept mil.—Mss. A 15 à 17: huit mille. Fº 150 vº.
Page [189], l. 27: voir [Sup. var.] (n. d. t.)
§ 286. P. [189], l. 31: Ce dimence.—Ms. d’Amiens: Environ heure de tierche, revinrent (li Englès) à leurs loges, en ce point que li roys et li seigneur avoient oy messe. Si lor comptèrent lor aventure et chou qu’il avoient fait. Adonc coummanda li roys à monseigneur Renaut de Ghobehen, qui estoit moult vaillans chevaliers et li plus preux des chevaliers englès tenus, qu’il presist aucuns chevaliers connissanz armes et tous lez hiraux avoecq lui, et allast par tout les mors, et mesist tous les chevaliers qu’il poroit recongnoistre, en escript, et tous les princhez et les grans seigneurs fesist porter enssamble d’un costet, et sus chacun son nom escript, par quoy on les pewist reconnoistre et faire leur service seloncq leur estat. Li dis messires Renaux et se compaignie le fissent, ensi que coummandé leur fu, et cierquièrent tout le jour les camps de chief en cor et tous les mors, et rapportèrent au soir au roy, si comme il avoit jà souppet, leur escript. Et fu sceut par leur escript qu’il avoient trouvet onze chiés de princes, parmy un prelat, mors, quatre vingt chevaliers bannerèz et environ douze cens chevaliers d’un escut ou de deux, et bien quinze mil ou seize mil autrez, que escuiers, que tourniquiel, que bourgois de bonnes villez, que bidaus, que Geneuois, que gens de piet, tous gisans sour les camps, et n’avoient trouvet que trois chevaliers englès et environ vingt archiers.
Or est bien raison que je vous nomme les princhez et les haux hommez qui là demorèrent mors, mèz des autres ne poroie venir à chief. Si commencerai au jentil et noble roy, monseigneur Carle, roy de Behaingne, qui tous aveugles vot estre premiers à le bataille, et coummanda et enjoindi très especialment à ses chevaliers qu’il le menaissent, comment que ce fust, si avant qu’il pewist ferir un cop d’espée sour aucunz dez ennemis, et chil li acomplirent son desir; et demorèrent dalléz lui tuit si chevalier, et furent trouvet mort environ le bon roy. Li plus grans prinches apriès che, fu messire Carlez, comte d’Allenchon, frèrez germains au roy de Franche; apriès, li comtes Loeis de Blois, filz à la sereur germainne au roy de Franche; apriès, li comtez de Flandres; apriès, li dus de Loerainne; apriès, li comtes de Saumes en Saumois; apriès, li comtez de Halcourt; apriès, li comtes d’Auchoire; apriès, li comtez de Sansoire; apriès, li comtes d’Aubmale; apriès, li grans prieux de France, si ques on disoit adonc que passet avoit deux cens ans que on n’avoit veut ne oy racompter que tant de prinches fuissent mort en une bataille, comme il furent là, ne à Courtray, ne à Bonivent, ne autre part. Dieux en ait les anmes, car il morurent vaillamment ou serviche dou roy, leur seigneur, qui moult les plaindi et regretta, quant il en sceut la verité; mès le congnissance ne l’en vint jusquez au lundi à heure de nonne, et qu’il y eut envoiiet par trieuwes quatre chevaliers et ses hiraux. Et se tenoit li dis roys à Amiens, où il vint le diemence au matin, car il se parti de la Broie le diemenche au point dou jour, à privée mesnie; et là à Amiens ou environ se requeillièrent li plus de ses gens, qui ooient dire que li roys y estoit.