[51]Dordogne, ar. Périgueux, c. Brantôme.
[52]Aujourd’hui hameau de la commune de Fossemagne, Dordogne, ar. Périgueux, c. Thenon.
[53]Il y eut un complot pour livrer Périgueux aux Anglais entre le 24 juin et le 6 août 1345 (Bibl. nat., mss. Lespine, Périgord, vol. 49, fº 112 bis). V. Bertrandy, Études etc., p. 49, 50, note 1 et p. 51.
[54]Gironde, ar. la Réole. Pellegrue fut pris par les Anglais, ainsi que l’affirme Robert d’Avesbury (Hist. Ed. III, p. 122) et ainsi qu’il résulte d’une charte d’Édouard III datée de Westminster le 12 août 1348. V. Bertrandy, Études etc., p. 64, note 3 et p. 65. Froissart lui-même, dans la rédaction de Rome (p. 279) a corrigé l’erreur qu’il avait commise à ce sujet dans les deux rédactions antérieures (p. [60] et [278]).
[55]Aujourd’hui hameau de la commune le Change, Dordogne, ar. Périgueux, c. Savignac-les-Églises.
[56]Dans l’acte de la vente du château d’Auberoche faite en novembre 1346: au cardinal Talleyrand de Périgord, il est dit que ce château fut livré aux Anglais par trahison: «... proditorie et aliter indebite et injuste occupatum et captum...» Arch. nat., JJ76, p. 396, fos 241 et 242. C’est sans doute cette vente d’Auberoche à un cardinal, anticipée et dénaturée par Froissart, qui fait dire à notre chroniqueur dans la rédaction de Rome (p. [279] et [280]) que la ville d’Auberoche appartenait à un haut dignitaire ecclésiastique qui «se tenoit en Avignon dalés le pape.»
[57]Derby n’eut pas à s’emparer de Libourne, car cette ville ne cessa d’être au pouvoir des Anglais pendant les années 1345 à 1348. Froissart ici encore, en ne mentionnant pas cette prise imaginaire de Libourne, a corrigé dans la rédaction de Rome (p. 280) une erreur qui lui avait échappé dans les rédactions antérieures (p. [61] et [279]). Il aurait dû ne pas s’arrêter en si bon chemin et supprimer aussi la rentrée non moins imaginaire de Derby à Bordeaux.
[58]Cet épisode fort invraisemblable a été supprimé dans la rédaction d’Amiens (p. [284] et [285]).
[59]D’après la rédaction de Rome (p. 286), c’est de Libourne que serait parti le comte de Derby.
[60]Froissart commet une erreur en fixant la date de la bataille d’Auberoche à la veille (p. [71]) ou au lendemain (p. [290]) de la Saint-Laurent, 9 ou 11 du mois d’août 1344. La campagne de Derby eut lieu, contrairement à l’assertion de Jean le Bel adoptée par Froissart, en 1345, non en 1344. Et quant au mois, la date donnée par Villani est la plus probable. Or, d’après cet historien, l’action commença le 21 octobre à la pointe du jour, «... à la punta del di, a di 21 d’octobre» Muratori, Rerum Italicarum scriptores, tome XIII, col. 927. Le témoignage de Villani est confirmé par une chronique anonyme placée en tête des Coutumes de Bordeaux, etc., où on lit que «l’an MCCCXLV fo la batallia dabant Albarocha en Peyregort, lo jorn de Sent Sevrin.» Bibl. nat., dép. des mss., fonds français, nº 5361, fº 1 rº. saint Seurin ou saint Séverin a trois jours de fête, le 21, le 23 et le 29 octobre. En choisissant le 21, on met d’accord le chroniqueur français anonyme et l’annaliste italien. V. Bertrandy, Études etc., p. 114 et 115.