[109]L’alliance était redevenue étroite entre le roi d’Angleterre et les bonnes villes de Flandre dès le 8 septembre 1345. En effet, à cette date, Édouard III conclut un traité avec les communes flamandes sur la monnaie d’or dite la Noble qui devait avoir cours en Flandre et même y être frappée à son effigie (Rymer, Fœdera, vol. III, p. 59). Le 10 octobre de la même année, il donne pleins pouvoirs à Guillaume de Stury, à Thomas de Melcheburn et à Gilbert de Wendlynburgh, pour traiter de la confirmation des anciens traités qui stipulaient l’hommage de la Flandre à Édouard III, et en retour le devoir pour celui-ci de la protéger envers et contre tous (Rymer, ibid., p. 61).
[110]Staveren ou Stavoren, ville de Hollande, à l’extrémité S. O. de la province de Frise, ar. de Sneek, c. d’Hindelopen, sur le Zuiderzée. D’après la seconde rédaction (p. 105), l’expédition de Frise aurait commencé vers la Saint-Remi (1er octobre); et d’après la troisième rédaction (p. 322), la bataille de Staveren se serait livrée vers la Saint-Luc (18 octobre). Il résulte de plusieurs documents authentiques et contemporains que l’affaire de Staveren eut lieu en septembre 1345. V. Butkens, Trophées de Brabant, t. I, p. 433.
[111]Cette addition appartient en propre à la troisième rédaction et ne se trouve que dans le manuscrit de Rome (p. 323).
[112]Belgique, prov. Hainaut, ar. Charleroi, sur la rive droite de la Haine. Jeanne se remaria en 1347 à Wenceslas, duc de Luxembourg, frère de l’empereur Charles IV et fils de l’héroïque Jean de Bohême; elle succéda à son père Jean III dans le duché de Brabant en 1355. Lestinnes-au-Mont, dont Froissart fut curé grâce à la protection de Wenceslas et de Jeanne, n’est qu’à une lieue de Binche.
[113]Marguerite, impératrice des Romains, comtesse de Hainaut, Hollande, Zélande et dame de Frise, n’avait pas encore pris possession de son comté en mars 1346, car dans un acte qui porte cette date, on expose à un personnage que l’on nomme serenissime domine (sans doute l’empereur Louis de Bavière), la nécessité de faire arriver promptement l’impératrice Marguerite sa femme, pour prendre possession des comtés de Hollande, de Zélande et de la seigneurie des deux Frises (Archives du Nord, fonds de la Chambre des Comptes de Lille, B 803).
[114]Le 25 juin 1346 (Rymer, Fœdera, vol. III, p. 83), Édouard III nomme Thierri, seigneur de Montjoye et de Falkyngburgh (en français Fauquemont) son arbitre et le charge de régler les difficultés qui menacent de s’élever (... cum suboriri timeatur materia quæstionis) au sujet de la succession de Guillaume, comte de Hainaut, pour la part d’héritage qui revient à la reine Philippe sa femme. Ces difficultés, où Jean de Hainaut put prendre parti contre Édouard III, contribuèrent peut-être à pousser le seigneur de Beaumont dans le parti français. V. Rymer, ibid., p. 80.
[115]L’acte par lequel Jean de Hainaut, sire de Beaumont, se reconnaît vassal du roi de France, à cause des biens donnés par le dit roi en foi et hommage, est du 21 juillet 1346 (Cop. parch., Archives du Nord, fonds de la Chambre des Comptes de Lille, B 804).
[116]Par acte du 21 juillet 1346, Philippe, roi de France, mande à ses receveurs en Vermandois de payer à Jean de Hainaut, sire de Beaumont, une rente viagère à lui donnée en foi et hommage (Orig. parch., Archives du Nord, B 804). La pension que Jean de Hainaut toucha en Angleterre jusqu’à la fin de 1345, était de mille marcs.
CHAPITRE LVII.
[117]Cf. Jean le Bel, Chroniques, chap. LXVIII et LXIX, p. 45 à 60.