P. [108], l. 19: Saintré.—Ms. B 3: Santres.
§ [334]. P. [110], l. 11: envoiiés.—Le ms. B 4 ajoute: du roy d’Engleterre et de son conseil. Fº 151.
P. [110], l. 12: Calais.—Le ms. B 3 ajoute: qui estoit de son conseil. Fº 162.
§ [335]. P. [110], l. 25: En celle.—Ms. d’Amiens: En ceste meysme saison que li sièges fu par devant Saint Jehan l’Angelier, avint en Bretaingne ung moult mervilleux fait d’armes que on ne doibt mies oubliier, mès le doit on mettre avant pour tous bacelers encorragier. Et affin que vous le puissiés mieux entendre, vous devés savoir que toudis estoient guerres en Bretaingne entre les parties des deus dammes, coumment que messires Carlez de Blois fust eprisonnés. Et se guerioient les partiez des deus dammes par garnisons qui se tenoient ens ès castiaux et ès fortez villes de l’une partie et de l’autre.
Si avint ung jour que messires Robers de Biaumanoir, vaillant chevalier durement et dou plus grant linage de Bretaingne, estoit castelains dou Castiel Joselin, et avoit avoec lui grant fuisson de gens d’armez de son linage et d’aultres saudoiiers, et s’en vint courir par devant le ville et le castiel de Plaremiel, dont il estoit castelains ungs saudoiiers allemans que on clammoit Blandebourch, et avoit avoecq lui grant fuisson de saudoiiers allemans, englès, bretons et d’autrez pays, et estoient de le partie de la contesse de Montfort.
Quant li dis messires Robiers vit que nuls de le garnison n’istroit, il s’en vint à le porte et fist appeller ce Blandebourch sus asegurancez, et li demanda se il avoit layens nul compaignon, deux ou trois, qui volsissent jouster de fiers de glaves encontre autres troix pour l’amour de leurs dammez. Blancquebourcq respondi et dist que leurs dammez ne voroient mies que il se fesissent tuer si simplement que d’une seulle jouste, car c’est une aventure de fortune trop tost passée.
«Mès je vous dirai que nous ferons, se il vous plaist. Nous prenderons vingt ou trente de nos compaignons de nostre garnison et nous metterons à plains camps, et là nous combaterons tant que nous porons durer: si en ait le milleur à qui Dieux le vorra donner!»—«Par ma foy! respondi messires Robiers de Biaumanoirs, vous en parlés en bonne manierre, et je le voeil enssi; or, prendés journée.» Elle fu prise au merquedi prochain venant, et donnèrent là entr’iaux certainnez trieuwez jusques ad ce jour, et retournèrent mesirez Robiers et ses gens sus cel estat. Si se pourveirent de trente compaignons, chevaliers et escuiers, et les prissent en leurs garnisons, et Branquebourch ossi de trente autrez compaignons tous à eslite. Fº 99.
P. [110], l. 28: exempliier.—Ms. B 3: donner exemple. Fº 162.
P. [111], l. 11: Plaremiel.—Ms. B 5: Paremiel. Fº 361.
P. [111], l. 11: uns.—Les mss. B 3, 4 ajoutent: uns bons escuiers alemant, hardis homs d’armes malement. Fº 151.—Le ms. B 5 ajoute: un escuier alemant.