P. [127], l. 24: consent.—Ms. B 3: consentement.
P. [127], l. 26: n’estoit.—Les mss. B 3 et B 4 ajoutent: souffisant.
P. [128], l. 1: maison.—Les mss. B 3 et 4 ajoutent: noble.
P. [128], l. 9: detenue.—Ms. B 3: entretenue.
§ [343]. P. [129], l. 1: en ce temps.—Ms. d’Amiens: En ce tamps et en celle saison avoit li roys de France un chevalier dallés luy, que durement il amoit, avoecq qui il avoit estet nouris d’enfance, que on clammoit monseigneur Carle d’Espaigne, et estoit ses compains de touttez coses, et le creoit devant tous autrez. Et le fist li roys Jehans connestablez apriès le mort dou comte de Ghines, et li dounna une terre qui avoit estet en debat entre le roy son père et le roy de Navarre, dont par l’ocquoison de celle terre, grant envie et haynne s’esmurent entre les enfans de Navarre et monseigneur Carle d’Espaigne. Li connestables s’afioit si en le puissance dou roy et en s’amour, qu’il n’amiroit de riens le roy de Navare. Dont il avint un jour qu’il estoit en Normendie entre l’Aigle et une autre ville, si fu là espiiés, et le trouvèrent les gens le roy de Navarre, et fu ochis en son lit d’un Navarois qui s’appelloit le Bascle de Maruel. Ces nouvellez vinrent au roi de France que ses connestablez estoit mors; si en fu trop durement courouchiés sus le roy de Navarre, et le enqueilli en si grant haynne, quoyque il ewist sa fille espousée, que oncques puis ne l’amma, si comme vous orés recorder avant en l’istoire. Fº 100.
P. [129], l. 17: felonnie.—Ms. B 3: villennie. Fº 166 vº.
P. [129], l. 21: temps.—Ms. B 6: Ceste hayne ne peult oncques yssir de son cuer, quelconque samblant que il moustra, mais tous jours pensoit à luy faire contraire et s’en descouvry à aulcuns de son consail. Ung jour s’avisa le roy de Franche qu’il le manderoit qu’il venist parler à luy à Paris à ung certain jour et qu’il ne le laissa nullement. Or avint que dedens che mandement aulcuns du secret consail du roi de Franche s’en descouvry en confession au cardinal de Boulongne en grant bien et ly reghey aulcune chose de l’intencion du roy son seigneur, pour tant qu’il doubtoit que grant mal n’en venist.
Quant le cardinal entendy che que le roy Jehan avoit vollenté de faire, il le fist sçavoir au roy de Navare son cousin tout secretement qu’il ne venist mie au mandement du roy, car il doubtoit que mal ne l’en venist: si ques par che point le roy de Navare ne ly venist point au jour; mais il se tint tous garnis et prouveus en le conté d’Evrues pour attendre le roy de Franche ou ses gens, se il le volloient guerier.
Quant le roy de Franche vit che, il fut moult courouchiés, et ymagina et apensa que messire Robert de Lorris avoit revellé son consail et che qu’il volloit faire. Sy en fut le dit messire Robert ung grant tamps en le malleyvolense du roy, et l’en convint vidier du royalme de Franche. En che tamps revint le cardinal de Boulongne en Avignon. Fos 466 et 467.
P. [129], l. 23: grandement.—Le ms. B 3 ajoute: en hayne.