P. [198], l. 25: Chierebourch.—Ms. B 3: Cherbourg.
P. [198], l. 26: conduit.—Ms. B 3: leur saufconduit.
P. [198], l. 27: le saisine.—Ms. B 3: la possession.
P. [198], l. 30: les pensoit.... part.—Ms. B 5: avoit entencion de les emploier assez briefment. Fº 373.
SUPPLÉMENT AUX VARIANTES.
Le texte que nous publions ci-après comme supplément aux variantes de ce volume, est fourni par les mss. A ou mss. de la première rédaction proprement dite[302]; il correspond à cette partie des mss. B ou mss. de la première rédaction revisée où Froissart raconte les événements compris entre les années 1350 et 1356, c’est-à-dire aux paragraphes [321] à [370] inclusivement. Ce texte n’est que la reproduction, parfois abrégée[303], le plus souvent littérale[304], des Grandes Chroniques de France, à tel point que le savant qui voudra donner un jour une édition critique de ce dernier ouvrage, devra comprendre cette partie des mss. A dans son travail de classification et de collation. Toutefois, comme le fragment emprunté aux Grandes Chroniques par les mss. A, qui sont au nombre de 40, est devenu en quelque sorte partie intégrante de ces manuscrits, comme il figure à ce titre dans les éditions de Vérard, de Sauvage, de Dacier, et même dans la première édition de Buchon, il a semblé indispensable de le reproduire, au moins comme supplément, dans une édition complète des Chroniques de Froissart.
§§ [321] à [370].—Mss. A[305]: En l’an mil trois cens cinquante, en l’entrée du mois d’aoust, se combati monseigneur Raoul de Caours et plusieurs autres chevaliers et escuiers jusques au nombre de six vingt hommes d’armes ou environ, contre le capitaine du roy d’Engleterre en Bretaigne appellé messire Thomas d’Augorne, anglois, devant un chastel appelé Auroy. Et fu le dit messire Thomas mort, et toutes ses gens jusques au nombre de cent hommes d’armes ou environ.
Item, au dit an trois cens cinquante, le dymenche vingt deuxième jour du dit mois d’aoust, le dit roy de France mourut à Nogent le Roy près de Coulons; et fu apporté à Nostre Dame de Paris. Le jeudi ensievant, fut enterré le corps à Saint Denis, au costé senestre du grant autel; et les entrailles en furent enterrées aus Jacobins de Paris; et le cuer fu enterré à Bourfontaine en Valois.