[26] Derby dit qu’il resta à Poitiers huit jours seulement, après quoi il revint à Saint-Jean-d’Angély d’où est datée la curieuse lettre qui contient le récit de son expédition. Aux conquêtes de Derby mentionnées plus haut, des pièces du Trésor des Chartes nous autorisent à ajouter Tonnay-Charente (JJ76, p. 821), le château de Soubize (JJ81, p. 147), les châtellenies de Loudun (JJ80, p. 577), de Soubize, de Taillebourg (JJ77, p. 34) et la plupart des forteresses de Saintonge, Poitou et Périgord (JJ77, p. 51).

[27] Derby était de retour à Londres le 14 janvier 1347, jour où il s’entretint à la Tour avec David Bruce, roi d’Écosse.

CHAPITRE LXIII.

[28] Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, chap. LXXVI, p. 109 à 114.

[29] Les Écossais, qui avaient été compris dans la trêve de Malestroit du 18 janvier 1343 comme alliés de la France (Arch. nat., sect. hist., J636, nº 17), furent aussi compris au même titre dans la trêve de Calais du 28 septembre 1347 (J636, nº 21). Dans le poëme de Laurent Minot sur la campagne qui aboutit à la victoire des Anglais à Nevill’s Cross, le poëte prête à David Bruce des paroles où le roi d’Écosse, vaincu et prisonnier, attribue son malheur aux conseils de Philippe de Valois et de Jean son fils.

[30] Un clerc du diocèse d’York, nommé Thomas Samson, dans une lettre conservée à la Bibliothèque Bodléienne, à Oxford, qui est relative à la bataille de Durham ou de Nevill’s Cross et contemporaine de cet événement, Thomas Samson, dis-je, fait ainsi le dénombrement des forces écossaises: «baronets, chivalers et gents d’armes noumbrés entour deux mille, et alteres armés envirun vingt mille, et des comunes ou lances, haches et arcs, près de quarante mille.» Kervyn de Lettenhove, Œuvres de Froissart, t. V, p. 489.

[31] Old Roxburgh, château aujourd’hui détruit, non loin de Kelso, près du confluent des rivières de Teviot et de Tweed.

[32] Aujourd’hui Alnwick, dans le Northumberland, entre Berwick-upon-Tweed et Newcastle-upon-Tyne. Ce fief devint au commencement du quatorzième siècle la propriété de lord Henri de Percy, et prit le nom de cette illustre famille normande, tige des ducs de Northumberland.

[33] Sur Urcol, voy. le tome I de notre édition, sommaire, p. CLXX, note 1 [note 225 de l'édition Gutenberg].

[34] D’après la lettre de Thomas Samson, citée plus haut, l’armée anglaise, composée de mille hommes d’armes, de mille hobbiliers ou cavaliers armés à la légère, de dix mille archers et de vingt mille gens des communes, fut divisée en trois corps ou échelles: la première sous les ordres des seigneurs de Percy et de Nevill, la seconde que commandait l’archevêque d’York en personne, la troisième, qui formait l’arrière-garde, sous la conduite du seigneur de Mowbray.