[64] Philippe de Valois fait sans doute allusion à ce siége dans une charte d’avril 1347, où il amortit mille livres de terre en faveur des hôpitaux et maladreries de Béthune «pour ce que nos amez les eschevins, prevost, maieur et comunauté de la ville de Betune ont esté moult domagiet ceste presente année pour cause de noz guerres et leurs maisons arses.» (Arch. nat., sect. hist., JJ68, p. 168.) D’autres pièces du 27 octobre 1346 (JJ81, p. 944), de janvier 1347 (JJ81, p. 950), de février 1347 (JJ81, p. 945, 946 et 948), de mars 1347 (JJ81, p. 947), de juillet 1347 (JJ68, p. 331 et JJ81, p. 949) contiennent des confirmations ou concessions de priviléges en faveur des habitants de Béthune. La plus importante de ces donations est celle de la ville de la Gorgue (Nord, arr. Hazebrouck, c. Merville) située au nord de Béthune entre cette ville et Armentières (JJ81, p. 948).

[65] Louis, III du nom, dit de Male, comte de Flandre, de Nevers et de Rethel, baron de Donzy.

[66] Mahieu Legier de Mouy fut le négociateur employé par le roi de France, avant le 10 janvier 1347, pour ses «besoignes secretez ès parties de Brebant». Arch. nat., JJ68, p. 128.

[67] Par lettres de janvier 1347 (n. st.) le roi de France autorise le comte de Flandre à aller et venir en Flandre, espérant que «pour la presence de lui en son pais de Flandre les habitans et subgez d’icellui se porteront et auront envers lui comme bons et vrais subgez.... en se retraiant et delaissant de leurs simples et indeues emprises et assemblées.» (Arch. nat., sect. hist., JJ77, p. 42.) Louis de Male fit sa première entrée à Bruges le 23 janvier 1347. Inventaire des Archives de Bruges, in-4º, Bruges, 1871, p. 500.

[68] Un contrat, stipulant promesse de mariage et fiançailles entre le comte de Flandre et Isabelle d’Angleterre, fut signé par Louis de Male, à Dunkerque, le 3 mars 1347. Édouard III donnait pour dot à sa fille le comté de Ponthieu et Montreuil, ou en échange vingt-cinq mille livrées de terre, et en outre, comme cadeau de mariage, quatre cent mille deniers d’or à l’écu. L’instrument authentique de ce contrat fut délivré solennellement par le chancelier du comte de Flandre, le 14 mars 1347, à Bergues, comme le dit Froissart, en présence du roi d’Angleterre, du marquis de Juliers, de Guillaume comte de Northampton, de Renaud de Cobham, de Barthélemy de Burghersh et de Jean Darcy le Jeune. Rymer, Fœdera, vol. III, p. 111 et 112.

[69] Louis de Male dut s’échapper de Flandre entre le 14 mars et les Pâques suivantes, c’est-à-dire le 1er avril 1347. Le principal instigateur de cette évasion fut un seigneur à la dévotion du roi de France, nommé Marquet du Galleel, chambellan et écuyer du jeune comte. Par lettres datées de Montdidier en mai 1347, Philippe de Valois assigne cent livrées de rente à parisis à prendre sur le havage des grains et argent appartenant au havage de Vernon, à son amé et féal Marquet du Galleel, chambellan et écuyer du comte de Flandre, «par le conseil duquel, avecques la très grant loiauté de nostre dit cousin, nostre dit cousin est, en grant peril de son corps et de son estat, venu devers nous et parti d’avec noz anemis et de leur plus grant povoir....» Bibl. nat., dép. des mss., Chartes royales, t. II, p. 161.

[70] Robert de Namur était fils de Jean Ier, comte de Namur, et de Marie d’Artois. Froissart écrivit la première rédaction du premier livre de ses Chroniques à l’instigation et sous le patronage de ce pensionnaire d’Édouard III, personnage à la fois si important et si détesté du roi de France, que le roi d’Angleterre, en concluant les trêves du 28 septembre 1347, du 18 novembre 1348 et du 30 juin 1350, eut soin de stipuler que Robert de Namur y était compris. (Rymer, Fœdera, vol. III, p. 137, 177, 197.) Ce passage sur Robert de Namur, ajouté par Froissart au texte de Jean le Bel, a été retranché dans la seconde rédaction de son premier livre écrite sous le patronage d’un prince de la maison de France, de Gui de Blois.

CHAPITRE LXV.

[71] Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, chap. LXXIX, p. 123 à 126.

[72] Cette trêve, conclue le 19 janvier 1343, devait durer jusqu’à la Saint-Michel 1343 et de là en trois ans, c’est-à-dire jusqu’à la Saint-Michel 1346. Voyez le sommaire du t. III de notre édition, p. VIII et IX.