P. [32], l. 22: huit mil hommes.—Ms. B 6: de cinq à six mille archiés et deux mille hommes d’armes. Fo 544.

P. [32], l. 22: hommes.—Les mss. A 1 à 6, 11 à 14 ajoutent: plus hault de huit mille hommes, gens d’armes, archiers et brigans, uns et autres. Et les François estoient bien de bonnes gens plus de soixante mille combatans, dont il y avoit grant foison de ducs, de contes, de barons et plus de trois mille chevaliers et escuiers, et grant foison d’autres bonnes gens d’armes. Fo 191.

P. [32], l. 23: cinquante mil.—Mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18, 19, 23 à 33: soixante mil.

P. [32], l. 23: combatans.—Les mss. A 30 à 33 ajoutent: tous comptez. Fo 211.

P. [32], l. 24: trois mil.—Mss. A 20 à 22: quatre mil. Fo 266.

P. [32], l. 24: chevaliers.—Ms. B 3: archiers. Fo 189 vo.

§ [384]. P. [32], l. 25: Quant.—Ms. d’Amiens: Li roys de Franche et ses conssaux, qui à nul acord ne tretiet de pès n’avoient vollut entendre ne descendre, fissent, ou nom de Dieu et de monseigneur saint Denis, aprochier le bataille des marescaux et des Allemans.

Or avint que messires Ustasses d’Aubrecicourt, pour sen corps avanchier, se parti de son conroi et s’adrecha entre lez bataillez contre ung chevalier d’Allemaigne qui s’armoit d’argent à cinq roses de geules, et ferirent chevaux des esperons et se conssuirent de leurs glaives sour leurs targes. Si appelloit on le chevalier alemant messire Lois de Retombes, et estoit des gens le comte Jehan de Nasço. La jouste dez deux chevaliers fu moult belle, car il se portèrent tout doy jus à terre. Messires Ustasse se releva premierement et couri à son glaive, et puis s’en vint sus le chevalier qui estoit relevés; si l’assailli vassaument, et l’ewist à ce coummenchement concquis par armes, quant chil de se bataille se desroutèrent et vinrent sus messire Ustasse, et l’assaillirent vistement et environnèrent de tous lés. Là ne fu nient adonc messires Ustassez secourus dez siens: de quoy il fu pris et fianchiéz prison des Allemans et mis sus un kar.

Dont aprochièrent li marescal et le bataille, et entrèrent tout à cheval dedens le chemin où li grosse haye estoit de deux costéz. Sitost furent là embatu, archier commencièrent à traire à esploit à deux léz de le haie et à bersser chevaux et à enfiller de ces longhez saiettez barbues. Chil cheval, qui tret estoient et qui les fiers de ces saiettes sentoient, resongnoient et ne volloient avant aller. Et se tournoit li ungs de traviers, li autre de costet, ou il ceoient et trebuchoient desoubz leurs maistres qui ne se pooient relever. Et les gens d’armes englès venoient entre deux et les ocioient ou prendoient à vollenté. Fo 105 ro et vo.

P. [32], l. 25: cilz jones homs.—Ces mots manquent dans les mss. A 1 à 7, 11 à 14, 18, 19, 23 à 33. Fo 191.