P. [227], l. 29: Kesne Poulleus.—Ms. B 3: Chesne Poulleux.—Mss. A 1 à 6, 8, 9, 11 à 14, 18, 19: Chesne Pouilleux.—Mss. A 15 à 17: Chesne Poilleux. Fo 236.—Mss. A 20 à 22: Quesne Poulleux.

P. [227], l. 29: Sathenay.—Mss. B 4, A 1 à 7, 18 à 22: Sethenay.

P. [228], l. 2: Athegni.—Mss. A 1 à 6, 18, 19: Cheny.

P. [228], l. 14: ville.—Mss. B 3, 4, A 1 à 7, 8, 9, 11 à 17, 18 à 22: forteresce.

P. [228], l. 20: fors.—Mss. A 11 à 17, 23 à 29: grans. Fo 216.

P. [228], l. 26: Athegni.—Mss. A 1 à 6, 18, 19: Cheny.

P. [228], l. 27: fouci.—Mss. A 1 à 6, 8, 9, 11 à 33 et B 3: fourniz. Fo 233.—Ms. A 7: fouchi. Fo 223.—Ms. B 4: sorti. Fo 219 vo.

P. [228], l. 27: grant.—Mss. A 8, 9, 11 à 17: bon. Fo 216.

§ [472]. P. [228], l. 28: En ce temps.—Ms. d’Amiens: En ce tamps avoit un Frère Menour plain de grant clergie et de grant entendement, en Auvignon, qui s’appelloit frère Jehans de Rechetaillade: lequel Frère Meneur pappes Ynnocens VIe faissoit tenir em prisson ou castiel de Baignolles, pour les grandes merveilles qu’il disoit qui devoient avenir, meysmement et princhipaument sus les prelas et presidens de Sainte Eglise, pour les superfluiettés et grant orgoeil qu’il demainnent, et ossi sus le royaumme de Franche et sus les grans seigneurs de Crestienneté, pour les impresions qu’il font sus le commun peuple. Et volloit ses parolles prouver par le Apocalisce et par les anchiens livres des sains prophètes, qui lui estoient ouvertes dou Saint Esperit, si qu’il disoit, dont moult en disoit qui fortes estoient à croire. Et en veoit on avenir aucunnes dedens le temps qu’il avoit annonchiet, et nel disoit mies si comme prophètes; mais il le savoit par les anchiennes Escriptures et par don Saint Esperit, enssi que dit est, qui li avoit donnet entendement de declarer touttes ces anciiennes tourbles, prophesies et escriptures, pour annuncier à tous crestiiens l’année et le tamps que elles devoient avenir. Et en fist pluisseurs livres bien dités et bien fondés de grant sienche de clergie: desquelz li ungs fu commenchiés l’an de grasce mil trois cens quarante cinq, et li autres l’an mil trois cens cinquante six; et avoit escript dedens tant de merveilles à avenir entre l’an cinquante six et l’an soixante dix, qui trop seroient longhes à escripre et trop fortes à croire, combien que on en ait pluisseurs veut avenir dou tamps passet.

Et quant on li demandoit qu’il avenroit de le guerre des Franchois et des Englès, il disoit que ce n’estoit riens chou que on en avoit veut, enviers chou qui en avenroit; car il n’en seroit pais ne fins, jusques à tant que li royaummes de France seroit essilliés et gastés par touttes ses parties et ses regions. Et tout chou a on bien veut avenir depuis; car li nobles royaummes de Franche a estet foullés, gastés et essilliés l’an cinquante sept, l’an cinquante huit et l’an cinquante neuf, par touttes ses regions, que nuls des prinches ne des gentils hommes ne s’osoit moustrer contre ces gens de bas estat assamblés de tous pays, venus li ungs apriès l’autre sans nul chief de haut homme; et avoient le dit royaumme de Franche sans deffensce à leur vollenté, enssi que vous avés oy. Et eslisoient souverains et cappittainne entr’iaux, par diverses marches, asquels il obeyssoient chil qui se mettoient en leur compaignie, et faisoient certains convens li ungs as autres de lor roberie, de lor pillerie et des raenchons des prisons; et en trouvèrent tant que les cappittainnes en devenoient si riche qu’il ne savoient nombre ne mesure dou fier avoir qu’il avoient. Fo 122.