trois cens lances.» Siques ces parolles enclinoient

grandement les chevaliers et les escuiers de France à

combatre, comment qu’il fust, les Navarois. Et en

30furent tout appareillié et ahati par trois ou par quatre

[121] fois; mès toutdis vaincoient li plus sage et disoient:

«Signeur, attendons encores un petit et veons comment

il se maintenront; car il sont bien si grant et

si presumptueus que il nous desirent otant à combatre,

5que nous faisons eulz.»

Là en y avoit pluiseur durement foulés et malmenés,