[14] Cette trêve fut confirmée à Sours devant Chartres par Édouard, prince de Galles, le 7 mai 1360 (Grandes Chroniques, VI, 207 à 211), et à Chartres, par Charles, régent du royaume, le même jour (Ibid., 202 à 206). Le mandement de publication de la trêve, donné par le régent à Brétigny-lez-Chartres le 7 mai (Ibid., 206, 207), ne fut sans doute promulgué qu’à la suite d’une entrevue du duc Charles et du prince de Galles.

[15] Cette ratification, dont le rédacteur des Grandes Chroniques a publié le texte (VI, 200 et 201), est datée de Paris le 10 mai 1360.

[16] Le roi d’Angleterre et le prince de Galles envoyèrent, non pas quatre, mais six chevaliers, trois bannerets et trois bacheliers (Grandes Chroniques, VI, 212 et 213).

[17] Froissart commet ici une méprise. Les six chevaliers, dont il réduit par erreur le nombre à quatre, étaient chargés, non pas, comme le dit notre chroniqueur, de prêter serment au nom du roi d’Angleterre et du prince de Galles, mais au contraire d’assister, de la part des princes anglais leurs maîtres, à la prestation solennelle de serment de Charles, régent du royaume, sur le fait du traité de paix, prestation qui, on l’a dit plus haut, eut lieu à Paris le 10 mai 1360. En retour, six chevaliers français, trois bannerets et trois bacheliers, assistèrent, comme représentants du régent Charles, à la prestation solennelle du serment d’Édouard, prince de Galles, qui se fit dans l’église Notre-Dame de Louviers le vendredi 15 mai 1360 (Grandes Chroniques, VI, 212 à 214).

[18] Le 23 décembre 1375, Charles accorda des lettres de rémission à Guiot Turpin de Wicquinghem (Pas-de-Calais, arr. Montreuil-sur-Mer, c. Hucqueliers), qui avait tué en 1360 un soudoyer anglais «comme, environ la feste de la Penthecouste derrain passée ot quinze ans (24 mai 1360), pour lequel temps certain acord ou trèves estoient, si comme l’en disoit, entre nostre très cher seigneur et père, que Dieux absoille! et nous et Edouard d’Angleterre, plusieurs routes d’Anglois, passons par nostre royaume pour s’en retourner à Calais, se fussent logiés en la dicte ville de Winkinguehen, dont les aucuns estoient de la route d’un des mareschaux d’Angleterre, lesquelx, disans qu’ils povoient prendre partout vivres pour eulx et leurs chevaux, prindrent en la dicte ville, oultre ce qu’il leur falloit, pour leurs dis vivres, plusieurs autres biens comme draps, linges, robes, or et argent et plusieurs autres choses et firent moult d’autres oultrages contre la voulenté des bonnes gens habitanz de la dicte ville et à leur grant grief et desplaisir.» Arch. Nat., JJ108, nº 28.

[19] D’après Jean de Venette (Contin. G. de Nangiaco, II, 310), plusieurs chevaliers allèrent, nus pieds, en pèlerinage, du camp anglais à la cathédrale de Chartres.

[20] Froissart se trompe sur le lieu d’embarquement du roi d’d’Angleterre. C’est à Honfleur, comme le dit fort bien le rédacteur des Grandes Chroniques (VI, 214), non à Harfleur, qu’Édouard mit à la voile pour l’Angleterre, le mardi 19 mai 1360. Harfleur était alors occupé par une forte garnison française placée sous les ordres de Louis de Harcourt, vicomte de Châtellerault, lieutenant général en Normandie et ès Vexins français et normand (JJ87, nº 283), tandis que Honfleur, pris par les Anglais avant le 16 septembre 1357 (La Roque, Hist. de la maison de Harcourt, IV, 1881, 1882; JJ87, nos 146, 315; JJ105, nº 13), ne fut définitivement évacué par les envahisseurs qu’entre les mois de février et de mai 1361 (Rymer, III, 547. Bibl. Nat., Quittances, XIII, 1144, 1186).

[21] Le 14 juin 1360, Jean et Édouard dînèrent ensemble à la Tour de Londres et ratifièrent les conditions de paix arrêtées le 8 mai précédent, près de Chartres, par les députés de leurs deux fils aînés, en présence de Philippe, duc d’Orléans, des comtes de Ponthieu, de Tancarville, d’Auxerre, de Joigny, de Sancerre, de Saarbruck, d’Adam de Melun, des seigneurs de Derval, d’Aubigny et de Maignelay (Bibl. Nat., fonds de Camps, XLVI, 432; Grandes Chroniques, VI, 215; Martène, Vet. Script, nova collectio, I, 154).

[22] C’est le prince de Galles, non Édouard III, qui fit la conduite au roi de France jusqu’à Douvres, en passant par Canterbury, d’où Jean adressa, le 5 juillet 1360, un mandement à ses gens des Comptes (Bibl. Nat., fonds de Camps, XLVI, 437).

[23] Jean débarqua à Calais quinze jours après la Saint-Jean-Baptiste, le mercredi 8 juillet. Gr. Chron., VI, 215. Bibl. Nat., fonds de Camps, XLVI, 438.